ACTUALITES  de   La   REUNION

Bilan du 1er semestre 2015 :

Exceptionnel en nombre de jours de pluies

Pluviométrie

Malgré des déficits importants en février et avril, le bilan de la saison des pluies 2015 (de janvier à avril) affiche un excédent global de près de 22% par rapport à la normale 1981-2010, ce qui la classe au 9ème rang des plus arrosées depuis 50 ans et la plus arrosée depuis 1993, mais à égalité avec les périodes janvier-avril 2006 (Diwa) et janvier-avril 2007 (Gamede).       

 

Lors de cette saison cyclonique, l'activité a été quasi-normale sur le bassin du Sud-Ouest de l'océan Indien) mais un seul système s'est approché à moins de 300 km des côtés réunionnaises (Haliba : au stade de tempête tropicale modérée).

 

Les mois de mai et surtout juin ont profité d'alizés bien plus humides que les années précédentes et d'un front froid actif pour afficher des excédents respectifs  de 15% et 65%.

 

En terme de cumul de pluie, le 1er semestre 2015 est le semestre le plus arrosé depuis 1993 et le 6ème le plus arrosé depuis 50 ans après 1987 (Clotilda), 1980 (Hyacinthe), 1993 (Colina), 1982 (Gabrielle) et 1985 (Celestina et Gerimena). L'excédent global de ce semestre est proche des 24% par rapport à une moyenne 1981-2010.

 

 

 

A titre de comparaison avec l'année dernière, sur les 6 premiers mois de 2015, il est déjà tombé 5% d'eau en plus sur La Réunion que lors de l'année entière 2014. Les cumuls pluviométriques pour ce semestre vont de 661 mm  au Port  à 7249 mm pour les Hauts de Ste-Rose. Près d'un quart des postes (ayant au moins 40 ans de données) ont dépassé en 6 mois leur cumul annuel normal.

 

 

 

Fait plus remarquable : La Réunion n'a jamais connu un nombre de jours pluvieux (seuil >= 1 mm dans les Bas et 5 mm dans les Hauts sur, au moins, la moitié des postes) aussi élevé lors des 6 premiers mois de l'année depuis près de 50 ans (auparavant, pas suffisamment de postes pour établir des comparaisons).

 

 

 

Thermométrie

Malgré un 1er trimestre très contrasté (anomalie positive en janvier, négative en février et proche de la normale en mars) puis un 2ème trimestre très chaud (fortes anomalies positives pour les 3 mois), les températures sont restées très au-dessus des normales saisonnières lors de ce 1er semestre 2015 (+0,3°C pour les températures minimales moyennes et +0,7°C pour les températures maximales moyennes).
Le 1er semestre 2015 se classe au 4ème rang des plus chauds depuis 50 ans (en température moyenne), à égalité avec 2003 (le plus chaud restant le 1er semestre 2010).