glossaire

 

Les termes anglais sont indiqués en italique. Ils sont parfois utilisés tels quels même dans des textes francophones.
Ce glossaire rassemble de nombreux concepts et notions qu´il est nécessaire de maîtriser dans le domaine de la météorologie tropicale en général et du suivi des systèmes tropicaux, ainsi que certaines spécificités en usage au CMRS de la Réunion. Certains termes ont plusieurs sens, les définitions OMM ou le langage courant ayant parfois des significations différentes de celles des spécialistes cyclones (ex : "thalweg de mousson").   

 

GLOSSAIRE et ACRONYMES : C

CACT :

Centre d'Avertissement des Cyclones Tropicaux (Tropical Cyclone Warning Centre (TCWC). Les CACT ont une responsabilité moins étendue, géographiquement parlant, que les CMRS. Le Centre australien de Perth est le CACT assurant le suivi des cyclones tropicaux pour le sud-est de l'océan Indien. Le CACT indonésien de Jakarta est responsable pour le nord-est de l'océan Indien.
On utilise généralement l'acronyme anglais TCWC.

CAPE :

Convective Available Potential Energy. Energie convective potentielle disponible.

CDO :

Central Dense Overcast, c'est-à-dire "couverture nuageuse centrale dense". Une des six configurations de la méthode de Dvorak. Sur une image satellite visible, le CDO désigne une zone compacte de convection profonde localisée au-dessus du centre du système tropical. Suivant la dimension du CDO, le système tropical sera plus ou moins intense.
 

CCC :

Central Cold Cover. Couverture centrale froide. Une des six configurations de la méthode de Dvorak. Cette configuration consiste en une couverture approximativement circulaire, froide ou dense couvrant le centre du système tropical, et occultant les signes attendus d'évolution.

CCT :

Comité des Cyclones Tropicaux (Tropical Cyclone Committee, TCC), il rassemble les 15 pays de l'Association Régionale I (ARI, Afrique) de l'OMM qui peuvent être touchés de façon directe ou indirecte par des cyclones en provenance du sud-ouest de l'océan Indien. Ces pays sont les suivants : Afrique du Sud, Botswana, Comores, France (La Réunion), Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, Swaziland, Tanzanie, Zimbabwe. Ce comité se réunit tous les deux ans sous l'égide de l'OMM pour ajuster le "Plan d'opération concernant les cyclones tropicaux pour le sud-ouest de l'océan Indien" élaboré depuis 1981 et qui définit les responsabilités de tous les membres en matière de prévisions et d'avis, expose les dispositions en vigueur pour la fourniture des données d'observations et l'échange d'informations et contient des informations sur les pratiques et procédures d'importance régionale.

Chaleur latente :

quantité d'énergie libérée ou absorbée par un corps qui change d'état. En météorologie, les changements importants concernent l'eau, de l'énergie étant fournie à l'air ambiant dans la transformation de la vapeur en liquide, puis en solide, et prise à l'air ambiant dans les transformations en sens inverse.

CEP ou CEPMMT :

Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF ou ECMRWF, European centre for medium-range weather forecasts).
Ce centre de prévision, situé à Reading (Angleterre), fut créé en 1975 par un groupe de pays européens en tant qu'entreprise collective pour effectuer des recherches en vue d'améliorer la prévision du temps à moyenne échéance (10 jours) et produire de telles prévisions sur une base opérationnelle. Il constitue vraisemblablement l'organisme technique le plus perfectionné de la planète en matière de météorologie numérique. Il rassemble 170 personnes en provenance de ses 18 états membres, auxquels s'ajoutent 12 états coopérants (en 2008).
La cheville ouvrière des recherches et produits actuels de ce Centre est le fonctionnement opérationnel d'un modèle numérique, du même nom que le centre, conçu de concert avec le modèle Arpège de Météo-France et implanté sur un super-ordinateur, et qui fournit des prévisions à l'échelle synoptique jusqu'à une échéance de 10 jours (240 heures).
Ce modèle intègre les améliorations les plus récentes auxquelles peuvent recourir l'analyse objective et la prévision dans un environnement informatique très puissant, et notamment l'assimilation variationnelle quadridimentionnelle (avec inclusion de données satellitaires), la prévision d'ensemble (EPS, ensemble prediction system) et les méthodes modernes de paramétrisation . Les données et produits de prévision à moyenne échéance issus du modèle du CEPMMT sont communiqués aux états membres et, sous des conditions de cession ou de vente bien précises, aux états coopérants ainsi qu'à la communauté internationale ; à cette fin ont été conclues différentes procédures, notamment avec l'OMM et Eumetsat de même qu'avec l'Acmad.
Le modèle CEP tourne deux fois par jours à 00 et 12 UTC, jusqu'à 240 heures d'échéance.
Pour plus de renseignements, voir http://www.ecmwf.int

Celsius :

(degrés, symbole °C) : unité de température utilisée communément en France. L'échelle Celsius fut crée en 1742 par l'astronome suédois Anders Celsius ; elle repose sur l'attribution respective des valeurs 0 et 100 aux points de congélation et d'ébullition de l'eau sous la pression atmosphérique standard (1013,25hPa). La conversion avec les degrés Fahrenheit et les Kelvin se fait selon les équations suivantes: T°C = (5/9)(T°F-32) = TK-273,15. Réciproquement, on a T°F = 1,8(T°C+32) et TK = T°C + 273,15

Centre d'action :

dépression ou anticyclone de grande étendue qui bouge généralement peu et qui détermine le mouvement des perturbations atmosphériques sur une grande région.

CF :

Central Feature. Acronyme utilisé lors de l'analyse de systèmes tropicaux par la technique de Dvorak.

CI :

Current Intensity number. Le nombre Ci est utilisé avec la Technique de Dvorak. Il est directement relié à l'intensité du système tropical.

CIMSS :

Cooperative Institute for Meteorological Satellite Studies (University of Wisconsin-Madison). Centre de recherche météorologique de l'Université du Wisconsin à Madison (USA).

Circulation atmosphérique :

mouvements atmosphériques au-dessus de la surface de la Terre. L'atmosphère étant l'enveloppe gazeuse qui entoure la Terre.

Circulation cyclonique :

circulation d'air associée à une dépression. Elle tourne dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud et dans le sens inverse dans l'hémisphère Nord.

Cisaillement de vent :

variation locale du vecteur vent ou d'une de ses composante dans une direction déterminée.
Le cisaillement vertical de vent définit la variation du vent horizontal en vitesse et en direction entre deux niveaux d'altitude différente. Dans les bulletins émis par les centres d'observation des cyclones, ce cisaillement est généralement défini comme la différence entre le vecteur vent horizontal en altitude et celui dans les basses couches. Celui défini dans les données du CIMSS, souvent mentionnées, est la différence entre le vecteur vent moyen de la couche 150-300hPa et celui de la couche 700-925hPa.
Le cisaillement vertical de vent est l'un des paramètres déterminants pour favoriser ou non la cyclogenèse ou la cyclolyse d'un système dépressionnaire tropical, qui y sera plus ou moins sensible selon son intensité ou/et sa taille. Il est qualifié de faible (5-10kt), modéré (10-20kt) ou fort (plus de 20kt).

Climatologie :

étude de l'état physique moyen de l'atmosphère et des variations statistiques dans le temps et l'espace sur la base des conditions météorologiques observées sur une période de plusieurs années.

CMRS :

Centre Météorologique Régional Spécialisé (Regional Specialized Meteorological Center, RSMC). Le centre des cyclones tropicaux de Météo-France à La Réunion est depuis 1993 le CMRS-Cyclones Tropicaux reconnu par l'OMM pour le Sud-Ouest de l'océan Indien. Il est responsable du suivi des cyclones tropicaux sur sa zone de responsabilité, comprise de l'Equateur à 40S et des côtes africaines à 90E.
Sa vocation première est la surveillance permanente de l'activité cyclonique tropicale et la fourniture de ces données aux 15 pays membres de la zone (Afrique du Sud, Botswana, Comores, France, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, Swaziland, Tanzanie, Zimbabwe).

CMS :

Centre de Météorologie Spatiale (Lannion, France).

Col barométrique :

région de faible gradient de pression où la surface isobare est en forme de selle et qui apparaît entre deux dépressions et deux anticyclones disposés alternativement en croix.

Conditions cycloniques :

à La Réunion, ce terme est utilisé auprès du grand public pour décrire des conditions météorologiques liées au passage d'un cyclone ou d'une tempête générant des vents moyens maximaux dépassant les 100 km/h avec des rafales dépassant les 150 km/h (Cf. Plan secours spécialisé cyclones).

Confluence :

resserrement progressif, dans le sens de l'écoulement, des lignes de courant.

Constante barométrique :

facteur reliant la pression et la hauteur d'une colonne de mercure. 1 hPa = 0,750 062 mm. 1 mm = 1,333 224 hPa.
Une correction barométrique est la correction que l'on doit faire à la lecture d'un baromètre à mercure afin que la valeur observée soit exacte.

Convection :

mouvements organisés dans une couche d'air entraînant des transferts verticaux de chaleur, de quantité de mouvement, etc ... La convection est caractéristique des zones dites instables et est à l'origine de la formation des nuages cumuliformes, présentant un aspect bourgeonnant. L'"activité convective" dans les zones tropicales est l'ensemble des zones de convection marquées par le développement de nuages instables à haut développement vertical type cumulonimbus. En météorologie tropicale, une zone de convection est un amas de cumulonimbus plus ou moins dense et organisé.
 

Convergence :

contraction du champ de vecteur vent horizontal (divergence de signe négatif).

CONW :

consensus (ou moyenne) de modèles numériques de prévision du temps. CONW est une moyenne de 8 modèles maximum (suivant la disponibilité de ces modèles), élaborée par la Navy américaine. Le CMRS de La Réunion reçoit de ce consensus le suivi des systèmes dépressionnaires en position (latitude/longitude) et pression minimale au centre depuis la saison 2004-2005.

Coriolis (force de) :

(ou force déviante). Force (apparente) due à la rotation de la terre sur elle-même. Elle agit perpendiculairement au déplacement et dévie les vents vers la droite dans l'hémisphère nord et vers la gauche dans l'hémisphère sud. Cette force est nulle sur l'équateur et croît avec la latitude.
Le paramètre de Coriolis f est défini par f=2 Ω Sin Φ, où Ω est la vitesse angulaire de rotation terrestre et Φ la latitude du point considéré.

Courant de dérive :

(drift current): courant dü au vent, mouvement d'une masse d'eau du fait de l'action du vent sur sa surface.

Coup de vent :

(gale): vent compris entre 34 et 40 kt (force 8 de l'échelle Beaufort). Un "fort coup de vent" est compris entre 41 et 47 kt (force 9).
Un avis de coup de vent est un message destiné à prévenir de l'existence ou de la prévision d'un vent correspondant à la force 8 ou 9 sur l'échelle Beaufort.

Côté au vent :

(windward side): partie d'une région située face au vent.

CRC : Cellule de Recherche Cyclone de La Réunion :

mise en place depuis 1998 à la DIROI (Direction InterRégionale de Météo-France pour l'Océan Indien).

CSC :

(Cloud System Center) acronyme utilisé lors de l'analyse de systèmes tropicaux par la technique de Dvorak

CT :

cyclone tropical (TC, tropical cyclone). Sur le sud-ouest de l'océan Indien, c'est un système dépressionnaire tropical au sein duquel les vents maximum de surface moyennés sur 10 minutes autour du centre sont supérieurs à 64 nœuds (118 km/h). On distingue ensuite le cyclone tropical intense (90 à 115 nœuds, soit 166 à 212 km/h) et le cyclone tropical très intense (vent supérieur à 116 nœuds, soit 212 km/h).
Attention le terme "cyclone" dans la littérature anglo-saxonne est souvent le terme générique employé pour désigner une dépression ou zone de basse pression. Ainsi, "tropical cyclone" doit parfois être traduit par "système dépressionnaire tropical".

Cumulonimbus :

nuage à développement vertical important, occasionnant de fortes précipitations et parfois accompagné d'orages. C'est un nuage dense et puissant, en forme de montagne ou d'énorme tour. Une partie au moins de sa région supérieure est généralement lisse ou fibreuse, presque toujours aplatie quand le phénomène est à maturité. Cette partie s'étale en forme d'enclume ou de vaste panache.
Dans les régions tropicales, le sommet d'un Cumulonimbus atteint des altitudes supérieures à 10 km, souvent proches de 15 à 18 km, voire un peu plus quand le phénomène est si puissant qu'il arrive à "percer" la tropopause. La température au sommet du nuage est généralement inférieure à -40°C, pouvant descendre jusqu'à -90°C pour les nuages les plus développés.

Cyclogenèse (ou cyclogénèse) :

dans son sens large, naissance d'un système dépressionnaire (tropical ou non). En météorologie tropicale, naissance d'une dépression tropicale, pouvant éventuellement évoluer vers une tempête tropicale, puis un cyclone tropical.

Cyclogenèse jumelle :

cyclogenèses symétriques par rapport à l'équateur de deux systèmes situés pour l'un dans l'hémisphère nord et pour l'autre dans l'hémisphère sud. Observés principalement aux intersaisons quand les conditions sont favorables à la formation de systèmes tropicaux dans les deux hémisphères.

Cyclolyse :

dans son sens large, mort d'un système dépressionnaire (tropical ou non). En météorologie tropicale, mort d'un système tropical.

Cyclone tropical :

sur le sud-ouest de l'océan Indien, c'est un système dépressionnaire tropical au sein duquel les vents maximum de surface moyennés sur 10 minutes autour du centre sont supérieurs à 64 nœuds (118 km/h). On distingue ensuite le cyclone tropical intense (90 à 115 nœuds, soit 166 à 212 km/h) et le cyclone tropical très intense (vent supérieur à 116 nœuds, soit 212 km/h).
Attention le terme "cyclone" seul dans la littérature anglo-saxonne est souvent le terme générique employé pour désigner une dépression ou zone de basse-pression. Pour plus d'informations, voir FAQ A3