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Prévisions saisonnières sur La Réunion et Mayotte

pour le trimestre Octobre-Novembre-Décembre 2017

Températures :  au-dessus des normales de saison

Pluviométrie :  normale

Contexte sur le Sud-Ouest de l'océan Indien

Un refroidissement des eaux de surface de l'océan Pacifique central est en cours, traduisant un épisode La Niña plutôt tardif compte tenu de la période de l'année et prévu de faible intensité. La réaction atmosphérique sur l'océan Indien devrait alors rester limitée.

Voir ci-contre les températures de surface océaniques sur les 30 derniers jours

Réunion

En l'absence d'anomalie importante sur les champs de circulation atmosphérique (pression, vent) sur notre région, une pluviométrie normale est attendue sur l'île.

En lien avec des températures de surface océanique prévues bien au-dessus des normales sur les Mascareignes, et dans la continuité des mois précédents, les températures à La Réunion devraient être largement supérieures aux normales (de l'ordre de +1,0°C en moyenne).

Mayotte

En lien avec des températures de surface océanique prévues au-dessus des normales sur le Nord du Canal de Mozambique, les températures à Mayotte durant ce trimestre devraient être supérieures aux normales, d'environ +0,5°C.

Nota 1 : Les normales sont des moyennes établies sur 30 ans, ici 1981-2010.

Nota 2 : La prévision pour le trimestre Janvier-Février-Mars 2018 sera mise en ligne fin décembre 2017.

Informations sur la prévision saisonnière et méthodologie

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir. Présentée sous forme de prévision probabiliste, elle renseigne sur les grandes tendances saisonnières (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale).

Pour réaliser une telle prévision, les climatologues partent de l'hypothèse que les océans et leur variabilité en termes de température de surface de la mer, sont le moteur de la variabilité du climat d'une année à l'autre. Ainsi, un phénomène comme El Nino (réchauffement anormal des eaux de surfaces dans le pacifique équatorial) peut, par son amplitude, moduler les grandes circulations moyennes au sein du système atmosphérique. Ces anomalies de circulation générale viennent à leur tour temporairement moduler la température ou la pluviométrie moyenne d'un territoire à l'échelle d'une saison.

Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage à l'échelle du globe ou des grandes régions. Faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est alors impossible de privilégier un scénario.

Pour des territoires comme La Réunion ou Mayotte, les modèles numériques du climat ont une résolution trop grossière (de l'ordre de 200 km) pour appréhender le rôle de l'insularité et du relief sur le climat local et sa variabilité. Il faut alors appliquer des méthodes de descente d'échelle climatiques qui permettent de prendre en compte les interactions complexes entre les anomalies des circulations de grande échelle et les caractéristiques locales du territoire pour lequel on cherche à établir une prévision.

La méthode statistique mise en œuvre à la Direction Interrégionale de Météo-France Océan Indien, pour la prévision des précipitations sur sept zones de La Réunion et quatre zones de Mayotte, s'appuie sur les prévisions d'anomalie moyenne sur trois mois de différents champs atmosphériques sur un vaste domaine régional qui s'étend des côtes Africaines à l'Indonésie. Parmi les paramètres disponibles en sortie des modèles de climat de Météo-France (ARPEGE) et du Centre Européen de Prévision, on privilégie la pression au niveau de la mer, le flux zonal (direction est-ouest) du vent en basse et haute altitude, ainsi que la température de surface de la mer car ils permettent de caractériser les principaux centres d'action qui pilotent le climat local, notamment l'anticyclone des Mascareignes, le flux d'alizé ou encore les jets d'altitude.