Prévision saisonnière sur La Réunion
pour le trimestre Mars-Avril-Mai 2017

 

Températures
- au dessus des normales de saison (~+0,5°C), 
Pluviométrie
- exédentaire sur la moitié nord-ouest,
- normale ou excédentaire sur la moitié sud-est.

Tendance pour les températures

En lien avec des températures de surface océanique prévues au-dessus des normales sur les Mascareignes, les températures à La Réunion durant la fin d'été et début d'hiver austral devraient être sensiblement au-dessus des normales (de l'ordre de +0,5°C).

Nota : Les normales sont des moyennes établies sur 30 ans, ici 1981-2010.

Tendance pour les précipitations

Pour la pluviométrie, les modèles de climat privilégient une fin de saison des pluies excédentaire sur les Mascareignes en lien avec l'éloignement vers le Nord-Est de l'anomalie sèche qui a concerné notre région depuis le début de la saison des pluies. 

Pour La Réunion, la probabilité d'avoir un trimestre Mars à Mai excédentaire est de 60% dans la moitié Nord-Ouest et proche des 50% ailleurs. Un scénario plus sec que la normale est quasiment exclu, ce qui devrait vraisemblablement mettre  fin à la séquence de sécheresse qui a marqué notre île ces derniers mois.


 

 

Nota : La prévision pour le trimestre Avril-Mai-Juin 2017 sera mise en ligne fin mars 2017.

Informations sur la prévision saisonnière et méthodologie

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir. Présentée sous forme de prévision probabiliste, elle renseigne sur les grandes tendances saisonnières (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale).
Pour réaliser une telle prévision, les climatologues partent de l'hypothèse que les océans et leur variabilité en termes de température de surface de la mer, sont le moteur de la variabilité du climat d'une année à l'autre. Ainsi, un phénomène comme El Nino (réchauffement anormal des eaux de surfaces dans le pacifique équatorial) peut, par son amplitude, moduler les grandes circulations moyennes au sein du système atmosphérique. Ces anomalies de circulation générale viennent à leur tour temporairement moduler la température ou la pluviométrie moyenne d'un territoire à l'échelle d'une saison.
Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage à l'échelle du globe ou des grandes régions. Faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est alors impossible de privilégier un scénario.
Pour un territoire comme La Réunion, les modèles numériques du climat ont une résolution trop grossière (de l'ordre de 200 km) pour appréhender le rôle de l'insularité et du relief sur le climat local et sa variabilité. Il faut alors appliquer des méthodes de descente d'échelle climatiques qui permettent de prendre en compte les interactions complexes entre les anomalies des circulations de grande échelle et les caractéristiques locales du territoire pour lequel on cherche à établir une prévision.
La méthode statistique mise en œuvre à la Direction Interrégionale de Météo-France Océan Indien, pour la prévision des précipitations sur quatre zones de La Réunion, s'appuie sur les prévisions d'anomalie moyenne sur trois mois de différents champs atmosphériques sur un vaste domaine régional qui s'étend des côtes Africaines à l'Indonésie. Parmi les paramètres disponibles en sortie des modèles de climat de Météo-France (ARPEGE) et du Centre Européen de Prévision, on privilégie la pression au niveau de la mer, le flux zonal (direction est-ouest) du vent en basse et haute altitude, ainsi que la température de surface de la mer car ils permettent de caractériser les principaux centres d'action qui pilotent le climat local, notamment l'anticyclone des Mascareignes, le flux d'alizé ou encore les jets d'altitude.

 

►Liens vers la prévision saisonnière fournie par Météo-France métropole